Ludovic Frank - Développeur indépendantt

Comment un développeur a-t-il perdu 60kg en un an ? Mon histoire.

ionicons-v5-k Par Ludovic Frank 02/Nov/2020
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Salut internet (oui, je plagie Doc Seven), aujourd’hui je vais te parler d’une histoire très personnelle, en un an j’ai perdu 60 kilos, ça n’a pas été simple, mais je vais tenter de donner le plus de détails possible. Comment j’ai fait ça ? Quel fut mon ressenti ? Et avec un peu de recul la fameuse question « est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?”. Pour ça je vais diviser cet article en plusieurs sections que je te laisse découvrir juste après. Cet article n’a pas vocation a oppressé qui que ce soit, je me sentais mal dans mon corps d’obèse, j’ai décidé qu’il fallait arrêter. J’ai donc tout fait pour y arriver, c’est l’un de mes traits de personnalité : quand je veux quelque chose, je fais tout pour l’obtenir.

Mise en situation

Perte de poids - Ludovic Frank

Toute ma vie j’ai été rond, mais mon poids a augmenté avec le temps, en janvier 2018 je faisais donc 142,5 kilos. En octobre 2020 j’oscille entre 78 et 82 kilos.
Je me souviens en 2016 avoir couru après mon chien sur 100 mètres et j’ai vomi ...
À L'époque c’était beaucoup de masse grasse alors qu’aujourd’hui je fais 80 kilos, mais mon corps est composé de bien plus de masse sèche en pourcentage. Je ne cherche pas avoir de gros muscles, je m’en fiche, mais je dois avouer que pouvoir courir, faire du vélo ou encore nager … c’est super agréable.

Le tout début du déclic

Dans la vie je suis développeur, ma passion est la technologie, en 2016 un nouveau jouet vient de sortir, Tu vois de quoi je parle ? Non ? Une montre connectée d’une grande marque dont je tairai le nom. Je me suis donc procuré cet objet en me demandant “À quoi ça peut bien servir ce machin ?”, après quelques mois d’utilisation la réponse pour moi était simplement “À rien” avoir les notifications du smartphone au poignet n’apporte absolument aucune valeur ajoutée pour moi, c’est même plus stressant qu’autre chose, du coup la montre est retournée rapidement dans un tiroir pendant presque un an et demi…

En janvier 2018, une nouvelle personne dans ma vie me fait remarquer que je devrais manger moins gras, notamment le soir, ce que je prends “mal” à l’époque. J’ai pensé : “de quoi elle se mêle celle-là ?”. Puis en fait avec le temps je m’y fais, j’y prête même plus attention en fait.

Le déclic

J’ai eu l’occasion de travailler avec de la documentation chirurgicale, lue par des chirurgiens orthopédiques, bien sûr, chirurgien n’est pas mon métier, moi je m’occupais de donner accès à cette documentation aux chirurgiens, mais forcément, je lisais des choses … notamment les complications auxquelles une personne obèse est sujette en cas d’opération simple. De là j’ai commencé à cogiter sur ce sujet.

Un jour devant le miroir de ma salle de bain je me suis regardé et je me suis posé la question “Tu as envie de mourir à 40 ans ?” aussitôt la question dans ma tête je n’ai pas pu m'empêcher de crier “NON”... Voilà, le voilà le déclic, le jour où tout a changé.

La début de la remise en forme

Tu te rappelles de la montre connectée dont je te parlais tout à l'heure qui ne servait à rien dans un tiroir ? Et si elle avait évolué entre-temps ? Et si par exemple ça devenait le parfait compagnon pour l’activité physique ? Eh oui en plein dedans, elle est sortie du tiroir, alors soyons clair ce n’est pas cet objet qui fait qu’aujourd’hui je suis en bien dans mon corps, mais ça a été un outil, je dirais l’outil principal. J’ai commencé à m'intéresser à tout ça, les calories, les pas parcourus par jour … etc. pour voir comment j’allais m’y prendre.

La réaction de l’entourage

À ce moment-là je commençais à dire autour de moi des trucs du genre “Dans un an je ferais Nancy Metz à vélo”, “Je vais perdre tout ce poids”.

Ce qui est intéressant ici, c’est les réactions, j’ai eu plusieurs types de réactions :

  • Les gens qui s’en fiche
  • Les gens qui m’encourageaient
  • Les gens qui me disaient que c’était “impossible”

"Impossible", j’adore ce mot, ce mot je l’ai entendu toute ma vie, car j’ai un handicap visuel assez lourd qui m’empêche par exemple d’avoir le permis de conduire… Quand j’entends le mot, “impossible”, je vais tout faire pour prouver que “ si, c’est possible”, du coup dans les différentes réactions que j’ai pu avoir celles qui me motivaient le plus c’était “c’est impossible”.

Si j’ai un message à te donner, c’est le suivant : “On se fiche de ce genre de remarque, fais ce que tu veux faire pour ta vie à toi, ne laisse personne te décourager et fait tout pour atteindre tes objectifs”.

On entre dans le vif du sujet

De 142,5kg à 129 kg

Le premier problème auquel j’ai dû faire face c’est que mon corps était en mauvais état, mon coeur n’était pas du tout habitué à l'activité physique. Il fallait reprendre en douceur et surtout pas forcer, le second problème c’est qu'à ce poids de toute façon aucun appareil grand public ne te supporte (vélo d’appartement, vélo … etc.).

Du coup, j’ai commencé à marcher, beaucoup marcher, en fait quand je ne travaillais pas ou ne dormais pas je marchais. Au début, sans grande conviction, avec de la musique dans les oreilles et perdu dans mes pensées. Je faisais le tour de mon pâté de maisons et marchais au bord de cours d’eau … En me disant simplement “qui ne tente rien n’a rien”. 

À certains moments c’était très dur, je me souviens qu’une fois j’ai monté une petite pente, qui devait être de 5% d’inclinaison, j’essayais de maintenir une allure et là, ma montre me dit “Rythme cardiaque : 180”. Ce jour-là je me suis dit “eh oui mec … tu en es arrivé là”.

Je ne croyais pas trop en ce que je faisais, je n’avais pas de balance chez moi donc me pesait  très rarement (et avouons-le j’avais peur de la balance).

Un jour une connaissance m'a dit “Mais tu as fondu toi”, cette phrase a résonné dans ma tête, et je me suis dit “Mais ça marche en fait … ne lâche rien” juste après je suis remonté sur la balance qui m’avait annoncé les 142,5 kg deux mois auparavant, et elle a affiché 132 kg …

Mon état d'esprit à ce moment-là : “OK, finis de jouer, ça marche, on ne lâche rien et RIEN ni PERSONNE ne m’empêchera d’atteindre mon objectif.”

Le premier appareil de sport (que je pouvais me payer) supporte au maximum un poids de 130 kg, du coup de 132 kg à 129 kg je marchais, mais cette fois avec la certitude que “ça marche”

De 129 kg à 115 kg

Ça y est ! je peux avoir un appareil de sport pour m'entraîner, mon dévolu c’est jeter sur un pédalo d’appartement premier prix sur un célèbre site de vente en ligne. Je l’ai donc commandé et j’ai attendu sa livraison avec impatience.

Le soir de la livraison, un ami est passé à la maison pour m’assister lors du montage et pour surveiller que je ne fasse pas d’arrêt cardiaque lors de ma première séance. Vu l’euphorie du moment dans mon cas je n’ai pas été voir mon médecin avant d’utiliser ce pédalo. ATTENTION ! Ce n'est surtout pas à reproduire, j’ai eu de la chance il ne m’est rien arrivé, mais il faut toujours consulter un médecin avant de se remettre à une activité physique modérée ou intense.

Du coup ce pédalo je l’utilisais 45 minutes tous les jours, en plus de la marche, car la marche étant moins intense il est possible d’en faire plus longtemps. D’ailleurs, pendant cette période, un soir ma montre connectée m'a affiché “Allure constante : 6 km/h", j’ai eu un grand sourire et j’ai dit “Je ne suis pas encore mort.”. Tout en sachant que 6 km/h et “l’allure maximum” à laquelle l’être humain peut marcher. Pour aller plus vite, il doit courir d'où ma joie à ce moment-là.

De 115 kg à 109 kg

Vélo B-TWINRien qu’en revoyant la photo de ce vélo-là, je ris derrière mon écran … Il m’en a fait voir de toutes les couleurs, je vais t'expliquer.

Arrivé à 115 kg, je décide de m’offrir un premier vélo chez Décathlon, le pédalo d'intérieur c’est sympa, mais je ne vois pas de beaux paysages pendant mon effort. Là je parle de novembre 2018, il ne faisait pas super beau, mais bon … Je voulais mon vélo.

Il faut savoir que pendant mon enfance, j’étais tout le temps sur un vélo, VTT, BMX … etc. et j’adore ça, mais vraiment en fait, je l’avais juste oublié avec le temps. Du coup, le pauvre vélo, bas de gamme, se prenait 20 km par jour à faire. Et j’ai vite eu divers problèmes : crevaison à répétition, car le pneu était super fin, dérailleur qui se bloque, car il s’est desserré, le câble de frein qui part en vacance … bref la TOTALE, en même temps il n’est pas fait pour ça. Il est fait pour les gens qui veulent sortir un peu le week-end, mais pas pour un mec comme moi qui est tout le temps dessus …

Vélo - BMC SportElite 2019 - RougeTu te rappelles ce que j’ai dit plus haut ? “RIEN ni PERSONNE ne m’en empêchera" et bien même pas un vélo … je me suis ruiné, mais j’ai fait l'acquisition de joli VTT que j’ai toujours aujourd’hui, c’est un des objets auquel je tiens le plus (et je ne suis pas très matérialiste). Du coup ce petit vélo rouge était devenu mon moyen de locomotion de base (quand je ne suis pas dans un train).

De 109 kg à 99 kg

Salle de sport - Keep Cool

Oulah, on atteint les deux chiffres ? Vraiment ?

J’adore mon vélo, je passe mon temps dessus, mais j’ai peur de me lasser au bout d’un moment de faire les “mêmes sports”. De plus,j’ai le bas du corps qui travaille énormément, mais le haut … pas vraiment. Je décide donc de m’inscrire à la salle de sport du coin. fais exprès de prendre l’engagement d’un an comme ça “bah t’y va pas ? donc tu perds bêtement de l’argent là”.  En m’engageant, je m’impose une contrainte psychologique pour m'empêcher de lâcher prise même si ce n’est pas arriver. Mais mentalement ça commençait à devenir dur. Du coup j’ai un peu testé tout ce qui se faisait dans la salle, de l'elliptique, du rameur, j’ai tenté un peu la musculation, mais j’en faisais que très peu, je ne suis pas fan. Je préfère travailler les muscles en faisant quelque chose qui ait du sens. Quand je fais du vélo, j’entraine des muscles qui me permettent de me déplacer par exemple.

À force de vélo pour se déplacer et de salle de sport, j'atteins enfin un poids à deux chiffres. C’est amusant, car j’ai fait un plateau pendant quelques semaines à 102 kg je suis passé d’un coup à 98 kg, je n’ai rien compris, mais bon … voilà

De 99 kg à 89 kg

Au niveau sport cette période je n’ai rien changé, en fait elle a été assez ennuyeuse et pas très intéressante sauf pour une chose …

J’ai pu constater à quel point le mental et le physique sont liés, en effet comme je l’ai dit plus haut j’ai fait un plateau à 102 kg et je voulais vraiment les deux chiffres, c’est psychologique, fondamentalement il n’y a pas de différence entre 100 kg et 99 kg, mais psychologiquement c’est “‘quelque chose d’énorme”.

Canal de la Marne au Rhin - GeléDu coup pour casser ce plateau et atteindre les 99 kg j’ai forcé, vraiment fort, j’ai poussé mon corps dans ses derniers retranchements, l’image ci-dessus c’est une photo prise en janvier 2019, même sur des chemins de neige je pédalais, je le VOULAIS ce 99 kg  “quoi qu’il en coûte" (ah ... tien voilà monsieur Macron … haha)

Le problème du coup ?

C’est qu’entre 99 kg et 89 kg j’étais épuisé, les émotions étaient débordantes, des choses simples dont je me moquais habituellement devenait “un drame”, je sur réagissais a beaucoup de choses, prenait des choses très mal, du coup j’ai pris la décision de faire une pause de quelques semaines, juste un peu de marche, mais plus de salles de sport intense, de 50km de vélo par jour … il fallait que j'apprenne à écouter mon corps et là il m'a clairement dit “STOP”, c’était la première fois que je l’écoutais, avant ça j’ignorais les signaux de fatigue, mais là si j’avais forcé ça n’aurait pas du tout été une bonne idée.

De 89 kg à 84 kg

Ludovic Frank devant la gare de Metz avec son véloMon état d’esprit après tout ça était “Putain j’y crois pas, je vais le faire …. JE VAIS LE FAIRE ! je vais atteindre 25 d’IMC”, tu m’excusera pour la vulgarité, mais c’était intense, c’était là, juste devant moi, le sprint final…

Les beaux jours revenaient, du coup mon vélo redevenait mon meilleur ami. Je continuais à faire mes courses à vélo … et ça a été le tout début de la reprise de confiance en soi, j’ai commencé à m'inscrire sur des sites de rencontre pour voir si “maintenant je peux plaire”.

C’était le début de la reprise de confiance en soit … mais ce n’était pas encore ça, promis j’y reviens plus tard.

Et là tu te demande ? Qu’est ce que cette photo de lui devant la gare de Metz fait au début de cette section ? Tu ne te rappelles pas ? je ne t’ai pas dit tout au début “dans un an je ferais Nancy Metz à vélo” ? 

 

Cartet - Nancy Metz à véloJe n’arrêtais pas de repousser et puis un après-midi de juillet 2019, je me dis “bon, faut y aller", je prépare batterie externe, eau, vérifie que mon vélo est prêt pour ça … et c’est partie … oui comme ça, un moment dans la vie faut arrêter d’avoir des projets et les réaliser.

Ludovic Frank se demandant ce qu'il est entrain de faireComme on le voit sur cette photo, je me suis dit “Mais qu’est ce que je suis ENCORE entrain de faire sérieux …”

Le voyage c’est très bien passé j’en garde un super souvenir, sur la route j’ai rencontré un groupe d’amis entre Custine et Millery, l’un d’entre eux m’interpel “eh, le jeune, tu fais quoi ?” je lui réponds “pour la première fois de ma vie, je vais faire Nancy Metz à vélo” pour enfin qu’il me rétorque “On va à Metz aussi, tu veux de la compagnie ?” j’ai sans hésitation accepté, on a discuté pendant le voyage, on s’est arrêté boire un café à Pont-À-Mousson

Ludovic Frank à Pont-à-MoussonPuis on a repris la route dans un bon esprit de camaraderie, à veiller les uns sur les autres, un moment l’un d’entre eux a failli se prendre une barrière, j’ai crié “REGARDE DEVANT TOI” et il a eu le temps de freiner, ouf !Ludovic Frank - BMC SportElite 2019 - GrisJ’ai pu profité de beaux paysages, il y avait des chemins de terre ou mon joli VTT m’a fait la démo de sa solidité puis en longeant la Moselle on est arrivé à Metz, mes nouveaux amis m’ont accompagné jusqu'à la gare ou fièrement j’ai pris la photo du début de cette section.

Dans le train du retour j’avais le cœur qui battait à 150 km/h, l'adrénaline était bien présente, quelle aventure !

Ce souvenir restera je pense, gravé à vie … c’est ce jour-là que j’ai réellement pris conscience de ce que j’avais fait, car jamais de la vie avant je n’aurais été capable de faire ça, d’avoir la capacité cardiaque et pulmonaire de faire ça.

De 84 kg à 79 kg

Ludovic Frank - Clavicule casséeVoilà j’avais atteint 25 d’IMC, je n’étais même plus en surpoids… et le problème c’est qu'à ce moment-là ton envie de tester de quoi ton nouveau corps est capable, moi qui ai été rond depuis plus de 10 ans … Maintenant j’étais capable de faire Nancy Metz “facilement” sur mon VTT, eh bien c’est à ce moment-là que j’ai fait une erreur…

Un jour en allant faire mes courses je prends une énorme accélération et je grimpe sur une bosse de terre, j’étais à 25 km/h, je me suis envolé et je suis bien évidemment tombé, suite à la chute ma clavicule s’est brisée, enfin, à ce moment-là je ne le savais pas encore. Je me suis relevé et je suis rentré en poussant mon vélo de l’autre bras puis je me suis posé chez moi pour “comprendre ce qui vient de se passer”.

Le lendemain matin je sentais bien qu’un truc n’allait pas, j’ai été voir mon médecin, qui m’a envoyé faire une radio, radio que tu as vue au début de cette section.

À ce moment-là mon monde s’effondrait, j’avais peur de reprendre du poids, je ne pouvais plus faire de sport, j’avais des anneaux pour maintenir la clavicule (c’est super contraignant ce truc … vraiment), bref ça a été un moment “très sombre” pour moi, je restais dans mon coin, et je n’avais plus envie de rien, je relativisais en me disant “là tu as été à l'hôpital pour un os, il y a deux ans ça aurait été pour un problème cardiaque”.

Puis un jour mon chirurgien m’a dit “tu peux aller à la salle faire du vélo si tu veux”, ça pas besoin de me le dire deux fois … c’est parti ! puis après j’ai eu le droit de recourir (les vibrations ce n’est pas bon pendant la consolidation), 4 mois après j’ai eu le droit d’enlever les anneaux et devine quelle est la première chose que j’ai faite ? Oui, je suis remonté sur mon vélo, par contre, fini les bêtises, je sais de quoi mon corps est capable j’ai pas besoin de me mettre en danger pour tester, promis on m’y reprendra plus, une fois ça m’a suffit.

La confiance en soi

Je t'ai dit que j’y reviendrais … eh bien voilà nous y sommes.

Même si tout le monde me disait “tu es bien” pour moi dans ma tête j’avais encore du mal à le croire, le mec dans le miroir ce n’était pas moi, j’avais besoin de quelque chose pour reprendre confiance en moi … mais quoi ?

Quand j’étais gamin j’étais toujours à l’eau, la piscine j’adorais ça et, avec tout ça je venais de faire, je me suis rendu compte que j’aime bien le sport (pas tous, la course à pied je fais ça que quand on peut faire que ça), a la piscine tu es “en slip” au milieu des gens, chose impossible pour moi pendant des années, du coup j’ai choisi d’affronter la peur d’être “en slip” devant un tas d’inconnu et je me suis jeté à l’eau et depuis ? La natation est MON SPORT, j’y vais 3 à 4 fois par semaine sans me forcer, mais par plaisir.

En plus d’adorer ça, je viens de “bloquer” la possibilité de grossir à nouveau, vu que je nage par plaisir, avec un peu de musique, eh bien ! C’est fini je ne serais plus jamais gros, car un des trucs que je préfère faire sur mon temps libre l'empêche (bon a moi de manger 60 pizzas par jour, mais je ne crois pas que ce soit possible …).

Aujourd’hui être en maillot de bain ne me fait ni chaud ni froid, je m’en fiche, je n’ai plus de complexes, mon caractère naturel a repris le dessus : souriant, à dire n’importe quoi juste pour amuser la galerie, je ne peux pas m’en empêcher, c’est plus fort que moi.

Le confinement de mars 2020

À ce moment-là j’étais un peu en stress, plus de piscines, plus ce plaisir et plus de blocage m'empêchant de reprendre du poids, même si mon estomac étant bien plus petit et donc je ne pouvais plus manger comme je l’ai fais fut un temps, mais l’idée de plus pouvoir bouger comme je veux sur mon temps libre c’était compliqué. 

Ça s’est bien passé pour deux raisons :

  • Je sortais courir plusieurs fois par semaine, car c’était autorisé.
  • J’ai investi dans “RingFit adventure” sur Switch pour bouger chez soi.

Bien sûr ça ne remplace pas mes séances de natation ou vélo, mais “on prend ce qu’on peut".

Pour le reste c’est comme pour tout le monde, la situation était stressante donc il fallait s’occuper et gérer ça comme on le pouvait, personnellement le fait de pouvoir courir même si je n’aime pas ça ma beaucoup aidé à gérer la situation et pour être totalement transparent, je me posais la question “si je le choppe, est-ce que là que je vais payer pour mon passé de mauvaise hygiène de vie ?”

La sortie de confinement de mars 2020

Carte - Nancy Valleroy à vélo

Une fois sortie du confinement et du coup la possibilité de revoir sa famille, j’ai décidé de remonter sur ma fidèle monture pour retourner voir ma famille, ma mère ne m’ayant pas vu depuis longtemps allez avoir un choc en me voyant dans ce corps-là.

Ludovic Frank - Arrivée à Valleroy (Grand Est)Ça n’a pas loupé, à mon arrivé elle a pris plein de photo et n’en revenait pas, moi bien sûr j’étais fier, en 4h j’étais là.

Le voyage était plus solitaire que pour le Nancy Metz et plus éprouvant, les reliefs a la sortie de Novéant sur Moselle sont, comment dire, “difficile”, les pentes de 16% qui dure ça pique sévèrement, mais bon, je n’ai pas lâché… je trouvais ça drôle et surtout je voulais voir sa tête a mon arrivé, quand j’ai vu le sprint final devant moi, le panneau “Valleroy”, j’ai pris une grosse accélération jusqu'à arriver devant sa maison en me disant “Et voilà, ça aussi, c’est fait.”

Une fois les piscines ouvertes, j’y suis retourné de manière assidue par plaisir tout en sachant qu’au prochain confinement je saurais gérer et comme tu le sais en octobre 2020 on en a eu un nouveau.

L’alimentation

Oui ! Tu as raison je n’en ai pas du tout parlé, en fait c’est simplement que c’est devenu naturel, faire du sport me prenait mon temps libre, du coup plus de grignotage, j’ai également banni le Coca, car j’en avais juste plus envie en fait, j’ai appris à me cuisiner de bons petits plats.

Durant la perte de poids il m’est arrivé à plusieurs reprise de “craquer” pour des pizzas, burger … etc. et je n’y résisterais pas, ça ne sert a rien, trop se priver à la fin on craque et on fait absolument n’importe quoi alors qu’un petit craquage de temps en temps ne fait pas de mal.

J’ai toujours un bon coup de fourchette (et obligé sinon je ne tiendrais pas vu que je bouge beaucoup), mais les aliments sont plus les mêmes, par exemple le Coca cola a été remplacé par de l’eau pétillante, ça n’a aucun sens de “boire des calories”, le cerveau n’arrive pas a correctement compter ces calories-là.

Conclusion

Déjà, bravo tu es arrivé jusque là, ça t’a plu ? Il y a l’espace commentaire juste en dessous si tu souhaites poser des questions ou simplement réagir.

La grande question : “Si c’était à refaire, tu le referais ?”

Oui, absolument ma vie a totalement changé, je ne suis pas fait pour être rond j’ai besoin de pouvoir courir, sauter, nager … utiliser mon corps pour faire rire.. Etc., A l’époque je ne pouvais pas. 

J’ai des plaisirs tout simples aujourd’hui, voir mon cœur à 50 au repos me fait sourire, entendre ma respiration (qui ne s'entend quasiment pas) me fait également sourire.

Je peux finir les gros desserts pleins de chantilly d’amiEs qui veulent faire attention à leurs poids.

Je vais vers les gens sans me poser de question, je parle à bien plus de monde et je profite de la vie comme je n’en ai jamais profité, si c’était à refaire je le referais sans hésitation.

Je changerais peut être deux trois choses (genre pas se casser la clavicule bêtement …).

Si tu te sens mal dans ton corps et que tu veux faire pareil, n’attends pas, fais-le MAINTENANT, n’écoute pas les autres et fais ce que tu as à faire, et si tu veux des conseils je suis facilement accessible sur les réseaux.

Allez, salut internet (Oué encore un plagiat de Doc Seven)